n.m – Objet maladroit, anodin mais incontournable, dissimulé mais essentiel. Il ne se projette jamais où on l’attend, s’adapte, prend diverses formes. Il est énergique, fort, résistant, libre, souple, élastique, réactif. Il fait (ré)agir.

Des vivants et des morts

Au bureau des histoires de familles, beaucoup ont évoqué la perte d’un proche, lâché à demi-mot au fil de la discussion. Nous avons observé  la difficulté de s’autoriser à dire. Nous avons été frappé par la solitude et le silence qui semblait enveloppé ces morts, ces deuils, ces souffrances. Ceci à conforter notre envie de remettre la mort au cœur de la vie en 2025 !

La mort est une destinée commune à tout.es et elle est étrangement absente ou peu visible dans notre société. L’envie est de sortir la mort du tabou, de parler à la fois de la fin de vie, de notre propre mort, de nos morts, du moment des funérailles, de la période de deuil et du cycle incessant de la vie. Questionner, donner à voir, à entendre et à vivre d’autres manières de se saisir du sujet. Pouvoir en parler avec gravité, légèreté, sincérité. Osciller entre rire, larme, colère, tendresse… Parler de la mort, c’est parler de la vie.

Chaque mort impacte les proches et certain.es sont durablement fragilisé.es. La perte d’un proche isole, a des répercussions importantes sur la santé physique et psychique, sur le travail, les relations sociales. S’emparer du sujet de la mort est une façon de prendre soin de chacun.e.

Pendant un an l’équipe s’est laissée traverser par de nombreux ouvrages, films, émissions et podcast à ce sujet ! Ouvrir son horizon, élargir ses représentations et ses connaissances, se préparer à écouter, accueillir…  autour de ce sujet vaste et délicat. Découvrez leurs explorations ci-contre ! Mais aussi le dossier et dépliant du projet.

Eté 2025. Difficile de réaliser que cette incroyable danse entre morts et vivants s’estompent doucement. Nous sommes toustes étourdi-es. Reviennent en flash une foule d’images, de mots, de sensations, d’émotions. C’était puissant, sensible, confrontant, riche, vrai, beau, profond, tendre. Presque irréel. Une sublime partition humaine écrite avec chacun-e d’entre vous. Merci !

Voici le journal de bord de ce que nous avons vécu, créer sur le territoire, avec les habitants, les acteurs locaux et des équipes artistiques depuis mai 2024. Le reflet des formations café mortels et collectes se trouve ici. 

d’innombrables rencontres

77 témoignages susurrés dans le combiné de La Confidente

66 objets et leur histoire déposé-es dans La Gardienne

437 cartes glissées dans les boîtes aux lettres de La Poste Funéraire

6 voix et récits de personnes côtoyant la mort au quotidien

21h et 27 minutes d’enregistrement audio

L’automne 2025 / hiver 2026, nous allons nous replier mais pas hiberner ! Missions et pas des moindre : créer les traces, fruits des collectes de ce printemps. Nous allons nous laisser traverser par vos récits, passer du rire aux larmes et imaginer comment leur donner vie avec en filigrane notre vécu de cette folle aventure. Chaque confidence est un cadeau dont nous souhaitons prendre le plus grand soin. Nous sommes si touché-es. Elles devraient prendre la forme d’un livre et d’un musée sonore et visuelle en caravane flanqué de sa gardienne. Après s’être délecté de la formation initiation technique et artistique à la création sonore avec Raphaël Mouterde Phonurgia à Arles, nous allons suivre la formation L’entresort une forme intimiste et immersive avec le fabuleux collectif La Méandre en décembre.

Au printemps 2026, si tout va comme il faut, on dessine une tournée par ici avec : cafés mortels dans les bistrots + ateliers on ne mourra pas d’en parler & conférences de cimetières avec Thanatosphère + installation de notre musée bel et bien vivant sur les places de village. Et y’a aussi des projets qui mijotent avec les collèges et les Ehpads.

Après une traversée dans un brouillard épais  en février, envahis par une multitude de questions et de doutes, éclaircies et certitudes sont bel et bien là. Les idées foisonnent, les décisions se prennent, on arrête de mouliner. On se trompe, on explore, on galère, on se salit, on a des étoiles dans les yeux, des larmes dans les yeux, on cherche, on chine, on fabrique, on transforme, on détourne… Bref, Gardienne, Confidente, Cercueil bavard, Salle d’attente postale et Grandes pompes – qui vont donner vie à tout ce petit monde – se modèlent…

Le 30 mars, soufflées par le vent et baignée par le soleil, Les Grandes pompes se sont retrouvées au hangar pour se fleurir, peaufiner leur costume, tester le maquillage, bomber leurs godasses, apprendre à porter un cercueil avec élégance, chanter, se familiariser avec enregistreurs et micros.  Une jolie journée folle, dense et étourdissante. C’est habitées par une vive impatience et une pointe d’angoisse, sourires aux lèvres, qu’elles attendent cette 1ère grande journée du 12 avril.

En mars, nous faisons nos 1er collages !! Quelle joie – après toutes ces heures de réflexions, d’imagination et de conception – de voir ses affiches exister et trouver leur place dans les rue, de vivre et observer les réactions, conversations qu’elles suscitent déjà. Elles éclosent ici et là, épousent les murs, suivent les lignes… sucitent la curiosité des passant-es. Certain-es s’extasient, remercient. D’autres suspectent, râlent. Toujours est-il que ces heures passées dans la rue génèrent des rencontres et de jolies discussions. Nous les aimons fort. Notre intention n’est pas de heurter mais d’ouvrir la possibilité de parler de la mort, de notre mort, de nos morts, du deuil, des funérailles, de la fin de vie. Depuis un an que nous y travaillons, nous observons et entendons à quel point ce peut être libérateur.

La mort, elle nous guette toutes et tous, elle surviendra quand elle en aura envie, brusquement ou tranquillement, plus ou moins tôt, plus ou moins tard, elle arrivera sur nous, elle arrivera autour de nous, plus ou moins proche plus ou moins loin, elle  nous touchera plus ou moins fort. La mort globalement on n’y est pas vraiment préparé, souvent on se la prend de plein fouet, c’est comme si c’était tabou d’en parler, tabou d’aller farfouiller dans les émotions qu’elle peut susciter. Pourtant elle est là, on le sait, toutes et tous. Nous pensons qu’il est nécessaire de lui faire sa place, d’en parler avant, d’en parler après, d’en parler autour pour mieux l’apprivoiser. Parler de la mort, c’est parler de la vie.

Grand merci à Manu, Tifaine, Juliette, Jean-Chris, Florence, Damien, Christian, JB, Sophie, Marin, Emile, Ulrike, Sophie, Stéphanie pour leur précieuse présence sur les chantiers, à Florian et au FabLab du Polinno, à Nico, au collectif Risoférose et à La P’tite imprimerie, à Lionel, Jean-Marc et Lucas pour l’accueil sous le hangar et alentours !

Grand merci à Juliette pour cette aventure collage qui ne fait que commencer, clin d’œil à la capricieuse tambouille d’eau, de maïzena et de farine qui nous sert de colle – aux médiathèques des Vans et Joyeuse, à Revivre et au Ricochet, au Bistrot du Villard d’accueillir nos cartes postales avec tant d’enthousiasme. Merci à Stouff, Pierrot, Jérémie, Edwige, Virginie pour ces partages, collages, marouflages, essuyages ! Merci aux mairies de Lablachère, Joyeuse, Les Vans et aux propriétaires des murs de permettre ce projet. Merci à Nico, Mniha pour le décollage, ses effets surprenants et réjouissants.

Grand merci à Chloé, thanatopractrice, pour la leçon de maquillage sur visages bels et bien vivants – à Stéphane, des Pompes funèbres Vidal, pour le cours portage de cercueil – à Agathe, des pompes funèbres cairn, pour le prêt de cette incroyable boite noire. Merci pour les échanges sur vos métiers, parcours et vos quotidiens. Hâte de vous tendre le micro ! Encore un immense merci à Dje pour sa présence et ses magnifiques clichés – à Aurélien et au Polinno pour la précieuse transmission sonore et le prêt de matériel. Et merci à cette fabuleuse équipe de grandes pompes – Amélie, Damien, Julien, Stéphanie, Sophie, Christian, Clara, Daphné, Eléonore, Sophie, Tifaine, Ulrike, Pascale, Julie – pour le sensible, les rires, les doutes, les initiatives, le sérieux, les questionnements, la ferveur, l’humour… Pensées pour Cendrine et Caro qui étaient happées ailleurs et Catia qui n’a pu faire qu’un passage furtif. Pensées pour M&M de Sputnik que nous aurions adoré avoir à nos côtés. Merci Marin, Merlin et Siloé pour leur présence et leur voix !

Il n’y avait pas que la tisane pour nous tenir au chaud samedi 15 février sur le plateau de Radio Sapin !! La proximité, les rires… Chacun est reparti les papilles en éveil, le sourire aux lèvres, la carte de Romain Des Bois conseiller d’orientation funéraire en poche, rêvant à ses funérailles. Quelle jolie entrée, décalée et pleine d’humour, dans Des vivants et des morts !

Merci à Camille et Etienne de Mange & Cie pour cette fantastique émission, à Xavière et Thibaut du bar L’Yggdrasil pour leur très sympathique accueil et à Sam Artigau pour ces jolis clichés.

Le film Et je choisis de vivre et ses autours furent riche d’émotions, de partages et de rencontres. La salle d’attente postale y a fait sa première sortie. Le ventre de la boîte aux lettres fut comblé de cartes postales et les nôtres de mets qui ont permis d’évoquer nos proches morts.

Merci à Amande d’avoir traversée le Rhône pour nous partager son expérience, à Alexis du cinéma des Vans pour son sympathique accueil, à Christiane de la JALMALV, Dorothée de JPV et Isabelle de L’îlot Z’enfants pour leur délicate présence.

Quels magnifiques moments que ce Café Mortel au Bistrot du Villard ! La salle était comble. Une soixantaine de personnes. De l’écoute, de la sincérité, des récits qui sont venus éclairés la mort, le deuil, sous différents angles. Des larmes, des rires. De l’ouverture, des résonances, de la chaleur. Une grande humanité.

Il y a eu les expériences nouvelles et singulières des Cafés Mortels à l’Ehpad de Chambonas et au collège des Vans. Des témoignages forts qui se déposent au milieu de la puissance des silences, de l’agitation adolescente. Mais aussi des discussions et grignotages autour de la fin de vie suscitées par le film Le dernier souffle au ciné de Rosières. Et le magnifique film A bicyclette qui aborde avec humour et sensibilité ce double tabou du deuil et du suicide au cinéma des Vans. Du vécu, de la sincérité, une forte résonance avec Le Ressort et le spectacle Tant bien que mal de la cie MMM.

Merci à toustes pour votre présence, vos témoignages. Merci à Lucille du centre socio-culturel Le Ricochet, à Sandrine et Jérôme Le bistrot du Villard pour la conviction et le soin avec lequel ielles ont amené le sujet et la proposition auprès des habitant-es de Valgorge et alentours, quel plaisir !

Merci à Manon et au collège des Vans pour l’accueil soigné. Merci à Josette, Caroline, Adeline du Centre Hospitalier d’Ardèche Méridionale pour l’accueil et les échanges. Merci à Pascale, Julien, Daphné, Sarah, Marie-Laure et Thanatosphère pour l’orchestration.

Merci à Adrien et Alexis et les équipes des cinémas de Rosières et Les Vans, à Mathias réalisateur et protagoniste de A bicyclette, Dorothée et JPV, Christiane et la JALMALV, Monique et l’ADMD, Isabelle et L’îlot Z’enfants.

1ère sortie avec La condidente et la salle d’attente postale, le Jumpy était fort fier de pouvoir contenir tout ce p’tit bordel. Enveloppées de fleurs, nous roulons jusqu’au collège des Vans… et quel accueil ! La Confidente a été armoire pleine, la boîte aux lettres regorgeait de cartes postales… et les grandes pompes ont été complètement happées par cette vague sensible, débordante de fraîcheur, d’émotions et de spontanéité. Après avoir répondu à la carte Quelle a été ta 1ère confrontation à la mort, une petite voix fluette nous demande : “Et pour la 2ème on fait comment pour la raconter ?”. Hâte d’y retourner en mai avec La Gardienne !

Un grand merci aux élèves et personnels pour leur curiosité et leurs témoignages, à Manon et au collège des Vans pour l’accueil, à Marie dont nous avons bien failli manqué les splendides photos (ouf !). Merci à Christian et Daphné pour cette traversée !

7 passages de quelques heures dans les Ehpads de Valgorge, Chambonas et Joyeuse. C’est beaucoup et si peu. Nous pourrions y revenir chaque jour pour écouter ce que chacun.e a à dire. Des moments hors du temps dans cet environnement singulier. Des mots, des regards profonds qui racontent tant. Des récits de vies, des émotions, de la solitude, de l’authenticité. Une chambre, un individu, un univers. Des phrases qui marquent : « Vous êtes venues parler de la mort, vous m’avez redonner la vie.” , “Vous m’écoutez pendant 20mn, c’est 3h de bonheur derrière.”

Un énorme merci à toustes les résident-es et personnel pour les échanges et leur accueil, à Maud pour sa vivacité, le soin avec lequel elle a amené le sujet via un magnifique cadavre exquis autour du testament, à Caroline, Josette, Florence et Elodie pour l’accueil, l’orientation dans les couloirs et les étages et les discussions, au Centre Hospitalier d’Ardèche Méridionale, à Romain pour les jolies photos et à Sophie, Christian, Pascale, Daphné et Ulrike pour cette intense aventure humaine.

La 1ère grande journée aux Vans. C’était samedi 12 avril, c’était beau, sensible, étourdissant, intense, humain.

Il y eu les déambulations du cercueil bavard au cœur du marché, les cartes lues et écrites dans la salle d’attente, les découvertes émues du cabinet de curiosités, les objets racontés dans la caravane, les confidence déposées dans l’armoire… et tous les mots, regards, sourires, larmes, rires, gestes doux qui nous ont traversé-es sans s’inscrire sur une piste ou le papier. Il y a eu les personnes que ça surprend, interroge, les personnes pleine de reconnaissance et d’enthousiasme. Nous étions toustes là dans l’intime avec nos vécus, nos vulnérabilités, nos forces. Une humanité incroyable en jaillit.

Il y a eu les temps suspendus dans La timbrée ou des cartes fabriquées et écrites avec soin ont vu le jour.   Il y a eu la réunion publique de Figurec, association militante de Figurant-es pour Funéraille qui a compté sur le parvis de l’église bon nombre de curieux-ses… voir même quelques nouvelles adhésions !

Merci à Sam pour ces splendides clichés, sa présence, son regard sensible – Tifaine, Julien, Daphné, Eléonore, Pascale, Clara, Damien, Sophie, Sophie, Stéphanie, Pascale, Amélie, Ulrike d’avoir donner vie, force et couleur à ce village de collectes avec tant de délicatesse, de justesse, de sensibilité et d’humour – quelle extraordinaire équipe !! – pensée pour Catia, Cendrine, Caro et Christian qui ne pouvaient être là -Jean-Do et son orgue de barbarie pour ces moments de chants collectifs – Vicky, Marie et Plem Plem cie pour ce merveilleux entresort qu’est l timbrée, les sourires et la douceur – Camille, Mona, Tom, Thomas, Etienne, Sophie, Marie-Lou, Louisa et Mange & cie d’avoir, avec leur jolie énergie, questionner et réinventer collectivement des funérailles – Malika, Aurélia, Sébastien, Vivi et Seb d’avoir merveilleusement joué le rôle de FFF (Futur-es Figurant-es de Funérailles) – pensée pour Lilas et Laurent qui n’ont pas pu être parmi nous – Marine, Juliette et Cendrine d’avoir accueilli et héberger l’équipe de Mange & cie, de Plem Plem et quelques grandes pompes – Vivi, Seb et Marine d’avoir mis tant de soin et d’amour dans ces délicieux catering – Marin, Manu, Sylvie, Jean-Chris d’avoir servi boissons et mets de nos défunts – Vanessa, Touria Emma, Charlène et le Centre social Revivre de nous avoir permis l’accès à leurs salles et cuisine, quel confort !

Mathieu, Julien, Nico, Florian et la mairie des Vans de nous avoir mis à dispo le joli espace du Lavoir – mention spéciale pour Mathieu qui nous a débrouillé nos histoires de bancs oubliés à la dernière minute avec tant de spontanéité et de générosité – Raymonde, Nicolas et l’asso Alliances Générationnelles d’avoir ouvert la chapelle Anna Lomonaco pour une scène de Figurec – Lolita, Iris, Yacine d’avoir d’être resté ouvert pour accueillir à Graines de rencontres une autre scène – A toutes les personnes que nous avons croisées, écoutées, rencontrées – Aux forain-es et commerçants pour leur accueil de cette déambulation inattendue – à Agathe de la pompe funèbre Cairn pour le cercueil, à Adeline et Stéphane des pompes funèbres Laganier et Vidal pour les compositions de fleurs et à tous les inconnu-es qui ont jeté des petits trésors dans les poubelles des cimetières !

Difficile de retranscrire avec des photos cette ambiance, ce moment fort partagé dimanche à Valgorge. Il manque les rires, les chants, la liesse sonore… Le bruit des gouttes de pluie sur le toit de la Gardienne, la chaude caresse du soleil qui s’est dévoilé pendant Alors on chante ?

Nous étions comme suspendu, hors du temps, dans ce doux écrin de montagnes ! En apesanteur avec Jesse et Daphné. Sidéré-es

Merci à toutes les personnes qui sont venues malgré l’incertitude météorologique, merci pour vos témoignages, vos sourires, vos voix, vos regards.

Merci aux petites mains pour les guirlandes de fleurs, à la chorale pour leur complicité, à la mairie de nous avoir prêté refuge lors de cette nuit orageuse, à Cécile et Bertrand d’avoir accueilli Marc.

Merci à Marie d’avoir rouler vers nous sous le ciel gris pour immortaliser cette journée de ces jolis clichés.

Merci à Lucille du Centre social Le Ricochet, à Sandrine et Jérôme du Bistrot du Villard d’avoir accueilli et accompagné ce projet avec tant d’enthousiasme, d’énergie, leur adaptabilité. Nous sommes très touché de cette jolie aventure partagée.

Merci à Marc pour les discussions intimes autour de la mort et de la vie, pour son humour et cette incroyable orchestration sur la terrasse du bistrot !

Merci aux fabuleuses grandes pompes bel et bien là – Pascale, Eléonore, Christian, Stouff, Julien, Ulrike, Sophie C – et celles absentes mais si présentes – Daphné, Cendrine, Sophie B, Damien, Catia, Tifaine, Clara, Amélie, Caro. C’est tendre, fluide, riche, juste, dingue, sublime de vivre ce projet avec vous.

A 7h, les grandes pompes ont déployé Gardienne, Confidente, Salle d’attente postale, guirlandes de fleurs, Cercueil bavard… La matinée au marché fut douce, puissante. Riche de mots, de rires, de larmes, de silences. Du sensible, du sincère et un sacrée dose d’humanité. Nous sommes chaque fois troublé-es et ému-es de la beauté de ces instants partagés.

A l’heure où le soleil est à son apogé, sous le tilleul, Babaü nous a offert 8 chants mortels magnifiques : Khot ti shla, Gorizia, La ronda dels morts, Mima makin, Hora do sol, Lo boièr, Como las àguilas et A la gloire des femmes en deuil dédicacé à Daphné. Quel cadeau. Que d’émotions.

Les deux promenades discussions dans le cimetière avec l’incroyable et passionnante Agathe de Thanatosphère – endurante aussi : 4h de visites en plein soleil ! – ont eu un vif succès. Elle a apporté des éléments très factuels, pratiques autour de la mort, des obsèques et des cimetières non sans humour et anecdotes. Chaque citoyen-ne devrait avoir accès à ces informations !

Aussi, en marchant vers le cimetière en fin de journée après avoir plier le village de collectes, une personne croisée au hasard des rues nous dit : « Vous êtes au courant pour David ? ». David, le policier municipal dont on ne comprenait l’absence le matin au marché, est mort dans son sommeil dans la nuit de samedi à dimanche. Stupéfaction.  Nous étions très touchés de la jolie place qu’il nous avait fait sur le marché et des échanges profonds que nous avions eu avec lui 15 jours avant autour de la mort.  Un doux envol. Tendres pensées pour ses enfants et ses proches.

Merci à toutes les personnes dont nous avons croisé le chemin, qui sont venues à nous.

Merci à Sophie aka Sokebana – www.sokebana.net –  pour ses magnifiques clichés du marché, les échanges et cet rencontre forte. A Marie d’avoir bousculer son planning pour prendre de jolies images de Babaü. A Monique et Stouff pour les traces photograhiques de la promenade au cimetière.

Merci à Mélaine, Janice, Matild, Juliette et Jeanne de Babaü pour ce magnifique moment chanté.

Merci à Agathe d’avoir arpenter le cimetière toute l’après-midi avec sa fabuleuse énergie.

Merci aux grandes pompes : Pascale, Clara, Sophie B, Stouff, Ulrike, Catia, Damien, Christian et Thomas au porteur de cercueil au pied levé qui a fait bien plus que porter ! Une pensée pour celleux qui n’ont pas pu être là : Sophie C, Cendrine, Caro, Julien, Daphné, Eléonore, Tifaine. Dans mes rêves l’équipe serait toujours au complet comme une joyeuse tribu de petites godasses ! Quelle joie et chance de vivre cette aventure avec vous.

Merci à Agathe et Aurore d’avoir régalé la tribu d’un magnifique pique-nique.

Merci à Flo, Emile et Zac d’avoir donné vie à la caravabar.

Merci à Marie-Laure d’avoir ouvert sa jolie maison pour héberger Agathe.

Merci à la mairie de Lablachère d’avoir permis cet événement.

Encore rempli-es des émotions de Lablachère, nous voilà à Joyeuse au petit matin à déployer de la couleur vive et douce. Du soleil. Un marché calme.

Des rencontres fortes entre anecdotes rigolotes de cercueil en kit envoyé par la Poste par la société ‘Retour à l’expéditeur’ aux témoignages profonds et sensibles dans la confidente et la gardienne. L’émotion palpable à la lecture d’une carte postale, la bulle qui se dessine autour de la personne qui écrit. Les mots qui jaillissent spontanément, ceux qui se déposent timidement en empruntant quelques détours. Quelle intense et incroyable aventure humaine !

Nous avons cheminé avec JB dans sa quête. Mettre de la lumière sur les silences laissés derrière la mort brutale de son papa. Un voyage intime jusqu’en Algérie guidé par la douce et envoûtante mélodie d’un violon. Quelle délice de suivre ce projet en cours de création.

Nous sommes passé-es des sanglots, aux rires transporté-es par l’incroyable énergie et la virtuosité de Magma. La traversée de sa famille face à la mort qui surprend et remue tout un clan, le suicide d’un frère, d’un fils. Quelle puissance de vivre toutes ses émotions collectivement.

Merci à vous toustes d’avoir partagé avec nous un regard, quelques mots, un fragment de votre histoire, vos émotions et ressentis, un câlin.

Merci aux lumineuses grandes pompes, toujours : Eléonore, Pascale, Clara, Sophie B, Stouff, Christian, Catia, Damien, Tifaine, Daphné et une douce pensée pour celles qui étaient en d’autres lieux : Sophie C, Ulrike, Julien, Caro, Cendrine.

Merci à Dje – Djè photographie – pour sa présence et ses très jolis clichés.

à Jb, Gautier, Virgile, Eric du Centre imaginaire pour les partages et cette traversée de la méditerranée.

à Magma, Nico et Aurél pour les échanges et cette épopée incroyable.

Merci à Philippe de nous avoir ouvert sa maison pour ‘Bonjour fantôme’

Merci à Claire, Hugo d’avoir cuisiné de délicieux repas, à Marie-Laure d’avoir traversé Joyeuse avec 14 pizzas et quelques kilos de cerises pour contenter 25 estomacs.

Merci à Philippe et Aurélie de AIME de nous avoir mis à dispo 2 appartements pour loger les équipes artistiques, joie de pouvoir bénéficier de ces espaces.

à Manu, Emile, Franck, Juliette, Saada, Hugo, Nawelle, Rémy pour les coups de main sur le pouce.

Merci à Lionel pour son accueil chaleureux et à la mairie de Joyeuse d’avoir permis cet événement.

Merci à Farid de nous avoir laissé nous installer derrière ses fruits et légumes.

Merci à Nico et François des locaux locos pour les matos son.

Il y a eu Le café mortel au Colibri à Joyeuse. Chaque café mortel est unique, puissant. Nous sommes toustes là avec nos histoires, nos forces, nos vulnérabilités. Chaque café mortel est un grand moment d’humanité qui met en mouvement notre regard et notre rapport à l’autre.

Grand merci à toutes les personnes qui ont franchi la porte du Colibri, à Amélie pour son accueil au combien généreux et chaleureux !

Il y a eu La gardienne et la salle d’attente postale dans la cour du collège des Vans. Une vague vibrante et vivifiante. Des récits intimes et sensibles dans les couleurs chaudes de notre caravane. Des témoignages forts déposés autour de la table en formica lors d’échanges informels. Nos fleurs de cimetière recolorisées ont eu beaucoup de succès !

Grand merci à toustes pour vos mots et vos présences, à Christian, Sophie C, Thomas d’avoir partager cette folle aventure, à Manon et au collège des Vans d’avoir permis ce projet !

Une soirée emplie de douceur et d’émotions dans un cadre incroyable. Du jour à la nuit. Du soleil à la lune. Une traversée. Encore habitées par ces sensations, ces instants, ces rencontres…

Merci à toustes les présent-es, les délicieux instants partagés.

Merci aux sublimes grandes pompes : Ulrike, Clara, Julien, Damien, Daphné, Tifaine, Eléonore, c’est un plaisir indescriptible de vivre cette aventure avec vous. Stouff, les Sophie(s), Christian, Pascale, Cendrine nous aurions tellement aimé que vous soyez là !

Merci à Hugo d’avoir pensé avec tant de soin la partie restau et d’avoir régalé nos papilles, à Julien pour la fine découpe des courgettes, à Flo, Nawelle et Léon d’avoir majestueusement orchestré la caravabar, au Fournil du Buis de nous avoir mis à dispo son espace.

Merci à Marie de s’être frayé un chemin jusqu’à nous dans ce week-end chargé pour nous offrir ses magnifiques clichés.

Merci à Fabien d’Humo Sapiens pour la richesse et la précision de cette conférence sur le compostage humain.

Merci à Juliette, Matild, Mélaine, Jeanne et Janice de Babaü de nous avoir fait voyagé, vibré, une fois encore, avec leurs magnifiques voix.

Merci à Thelma, Sara, Beno, Liam, Claude, Romain de nous avoir plongé dans cet aventure nocturne singulière entre bois et château et pour tout l’autour si joyeux.

Merci à Marco du Café des arts et toute son équipe d’avoir nourri avec tant de générosité l’équipe d’Entre-Autres.

Merci à Iris et Geoffrey d’avoir accueilli au dernier moment ces même individus dans leur joli jardin et leur avoir prêté pinces et débroussailleuse.

Merci à Vincent de l’asso de parents d’élèves de nous avoir si gentiment amener tables et bancs samedi matin.

Merci à Chien Fou pour les projos et les câbles, indispensable à la mise en lumière le château.

Merci à l’équipe de la médiathèque du Pays des Vans pour le vidéoprojecteur et l’écran qui ont permis d’imager la conférence.

Merci à Salima et ses chevaux de nous avoir si chaleureusement accueilli sur les lieux.

Merci à Jean-Do et son orgue de barabarie et à Marie-Laure pour les casseroles.

Merci à Frédéric et Daniel de la commune de Berrias d’avoir sorti épareuse et débroussailleuse sous la chaleur.

Merci à la mairie de Berrias de nous avoir mis à dispo ce lieu incroyable et d’avoir permis l’événement.

Désolé pour celleux qui ont été balloté-es par leur GPS ici et là et ont mis du temps à nous trouver ou ont fini par rebrousser chemin.

Il y a eu le dernier café mortel au Bistrot des arts à Berrias. Une 1ère à si peu, une 1ère en extérieur mais une immuable authenticité des récits et qualité d’écoute !

Grand merci aux personnes qui se sont assises sous le tilleul, à  Marco et son équipe pour son accueil au combien généreux et agréable !

Collages !

EHPAD Valgorge – mars 2025

Collège Les Vans – avril 2025

Les goûters mortels, Mange ! & cie – février 2025

Journée Les Vans – avril 2025

Journée Valgorge – mai 2025

Journée Lablachère – mai 2025

Journée Joyeuse – mai 2025

Journée Berrias – juin 2025

Les cafés mortels !

Décollages !